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Petite Borne
Notre histoire

Né d'un triple constat, et de quelques bornes laissées en plan.

L'histoire vraie d'un collectif d'hébergeurs et de petites entreprises du Vercors, qui a fini par faire la plateforme qu'il aurait voulu trouver — et par rebrancher au passage les bornes que d'autres avaient laissées en plan.

Paysage du Vercors, lumière matinale sur les contreforts du plateau

Vercors

Les premiers clients en VE arrivent. Et tout coince.

Sur le plateau, les voitures électriques arrivent. Lentement d'abord, puis plus vite. Les clients des gîtes, des hôtels, des restaurants commencent à demander la même chose : « Vous auriez une prise pour brancher ma voiture ? »

Au début, on bricole. Une prise normale au bout d'une rallonge. Un peu plus tard, une borne murale commandée chez un installateur du coin. Et puis vient la question qui dérange : « Comment est-ce que je facture l'électricité ? »

Premier essai

Les plateformes du marché. Et la déception.

Les hébergeurs du collectif se renseignent. La même musique partout : pas de noms, pas d'attaques ad hominem — juste des faits, observables sur les contrats que toute personne du secteur a déjà vus passer.

Critère Plateformes classiques Petite Borne
Durée d'engagement Parfois plusieurs années Aucune
Choix du matériel Souvent imposé, parfois loué Toute borne OCPP 1.6J
Versement de votre argent Mensuel, voire trimestriel Sous quelques jours, en direct
Commission sur les transactions Une commission par session 0 %
Abonnement mensuel Jusqu'à 20 €/mois/borne, parfois bien plus 0 €
Création de compte Devis, contrat, validation 2 minutes, en ligne

Aucune option ne tient la route. Les commerçants du plateau qui se renseignent en parallèle tombent sur les mêmes propositions.

Les bornes orphelines

Et les bornes déjà là, restées en plan.

Tous les pros du coin n'en sont pas à leur première démarche. Plusieurs ont déjà sauté le pas avant — borne commandée, posée par leur installateur, contrat signé avec une plateforme. Et puis le différend arrive, souvent à propos du coût réel annuel de la solution, ou des commissions prélevées. Sortir du contrat veut dire couper la borne. Le matériel, lui, reste sur le mur.

Plusieurs bornes sont dans cet état : installées, payées, et muettes. La question s'est posée tôt : si ces bornes parlent OCPP 1.6J — la grande majorité du marché —, qu'est-ce qui empêche de les rebrancher sur autre chose, fait par les usagers eux-mêmes ?

Rien. C'est l'une des raisons de ce projet.

Le constat, à trois étages

Trois problèmes qui s'additionnent, et qui se règlent ensemble.

Après avoir vu le marché de l'intérieur et rebranché quelques bornes laissées sans gestionnaire, une grille de lecture se dessine. Trois étages, pas un.

Côté propriétaire, le verrou. Contrat long, matériel imposé, paiements retenus, sortie impossible sans couper la borne. L'écosystème est fermé par construction — c'est ce qui rend les bornes orphelines possibles, et ce qui décourage les indépendants de s'équiper sérieusement.

Côté conducteur, la friction. Une application à télécharger pour ce trajet-là, un compte à créer, un mot de passe à retrouver, parfois un badge réseau à commander. Et au bout du chemin, parfois, une borne qui refuse de démarrer sans qu'on sache pourquoi.

Côté tarif, l'addition. À chaque maillon — constructeur, plateforme, application de roaming —, une marge s'ajoute. Tout ça finit dans le prix au kWh et donne aux opérateurs l'impression de passer pour des voleurs face à leurs propres clients, alors qu'ils ne font qu'absorber les couches au-dessus.

Les trois problèmes sont liés. C'est pour ça qu'aucun ne peut être réglé seul — et c'est ce qui a fini par dessiner la forme de Petite Borne.

Deuxième essai

Faire soi-même. Sur un coin de table.

Chez l'un des commerces du collectif, dans le Vercors dromois, une première version de plateforme voit le jour. Pas pour vendre. Pour soi. Pour brancher la borne du gîte voisin, puis celle du restaurant en bas de la route, puis celle du camping du hameau à côté. Et au passage, pour rebrancher quelques bornes laissées orphelines par leurs anciens prestataires.

Les principes sont posés dès la première ligne de code :

  • Pas de contrat. Si on est bon, les gens restent.
  • Pas de matériel imposé. N'importe quelle borne OCPP 1.6J marche — y compris celle qu'on cherche à sortir d'un autre contrat.
  • Pas de versement trimestriel. L'opérateur est payé en direct, sans transit par nous.
  • Pas de commission, pas d'abonnement. Le coût d'opération est marginal — autant le laisser à zéro tant qu'on peut. Et puisqu'on est aussi conducteurs de VE, trouver des bornes au juste prix ailleurs, c'est bon pour nous aussi quand on est sur la route.

Le pedigree

Pourquoi le parcours d'achat a été aussi soigné.

Avant Petite Borne, les fondateurs ont passé une bonne partie de leur vie professionnelle à concevoir des interfaces web — sites marchands, applications, parcours de paiement. L'attention obsessionnelle portée au geste du client final n'est pas un argument a posteriori : c'est le réflexe du métier, appliqué à un secteur qui n'en avait jamais vu la couleur.

Concrètement : un acte d'achat doit tenir en quelques secondes, sans rien installer, sans rien retenir. C'est la règle dans le commerce en ligne depuis quinze ans. Personne ne l'avait encore appliquée sérieusement à la recharge VE — d'autant plus qu'il s'agit d'un acte de pure commodité, pas d'un achat plaisir.

Notre pari

Une petite borne, à chaque adresse.

Une borne en 22 kW — ou moins — se pose pour un peu plus de 1 000 €, pas davantage. Elle suffit largement à recharger une voiture pendant un repas, une nuit d'hôtel, une visite chez un commerçant, une journée au bureau. C'est la grande majorité des situations réelles de recharge.

Petite Borne s'efface autant que possible — pas d'engagement, pas d'abonnement, pas de matériel imposé — pour qu'un hôtelier, un restaurateur, un gérant de camping ou un petit commerçant puisse en installer une sans y réfléchir longtemps. À mesure que ces installations se multiplient, un conducteur de VE finit par savoir qu'il trouvera de quoi recharger là où il s'arrête : à l'hôtel, au restaurant, chez le commerçant du quartier. La recharge cesse d'être un événement qu'on planifie. Elle redevient une commodité.

C'est ça, le pari : un maillage de petites bornes, partout en France, opéré par les professionnels eux-mêmes. Pas une infrastructure verticale planifiée d'en haut — une commodité née de l'addition des initiatives locales.

Et demain ?

Le maillage se construit pas à pas, sans démarcher personne.

Petite Borne ne grossira ni par publicité, ni par prospection, ni par commercial : elle ne grossira que si elle plaît à ceux qui s'en servent, et seulement par eux.

Aucune levée de fonds. Aucun financement extérieur. Aucune ambition d'entrée en bourse. Les utilisateurs satisfaits restent nos uniques ambassadeurs — et c'est ce qui nous convient.

Juste un produit qui fait ce qu'il dit, des gens qui le maintiennent sérieusement.

Indépendance

Personne au-dessus de nous.

Pas de conseil d'administration. Pas d'investisseur. Pas de pression de croissance venue de l'extérieur.

Faites partie de la suite.

Que vous soyez gîte, hôtel, restaurant, commerce ou PME — la plateforme est là, prête à utiliser. Sans engagement, comme toujours.